12 septembre 2011. . Depuis l'accident mortel du 12 août, une ombre de tristesse voile la bonne humeur des Montpelliérains qui font la fête aux Estivales. On ne se sent pas responsable, toutefois... "C'est à notre fête, à nos Estivales, que la fille a tant bu.", constate une jeune femme. De toute manière, le temps est à la réflexion. Personne ne veut mettre fin aux plaisirs des Estivales, mais la mairie et les Montpelliérains sont d'accord qu'il faut trouver une solution. Vivre les Estivales sans déguster les vins semble difficile. On plaide pour le covoiturage, une association qui raccompagne les fêtards plus ou moins ivres ou un stand qui veille sur les clés de voiture, et la municipalité offre des chèques parking à ceux qui laissent les voitures en ville. Mais, finalement, les trams, bus et trains sont au centre des conversations : "Pourquoi ils ne mettent pas quelques bus à la disposition des Estivales ?"
Les Montpelliérains, le vin et les Estivales 16 mai 2011. . Quand le printemps arrive à Montpellier, la fête commence : dans les rues, sur la place de la Comédie, sur l'Esplanade... Un festival suit l'autre, on danse, on lie amitié. Parfois, c'est le folklore qui unit les Montpelliérains de tout âge - "on n'est jamais trop jeune pour l'amitié." - parfois c'est la musique, des expositions d'art et, parfois, juste l'ambiance. On parle français, anglais, espagnol, allemand ou japonais, et on se comprend. Les Montpelliérains s'imprègnent "d'autres" cultures et ils montrent la leur à ceux qui découvrent la ville et commencent à l'aimer. Ensemble, on s'extasie sur les "Castelles" de la manifestation "Envie de Catalogne", on regarde et danse la Sardane, on participe au Festival folklorique ou aux Boutographies...
Montpellier en fête 11 août 2010. : Estivales, Festival Radio France, fêtes sur l'Esplanade Charles de Gaulle, au Corum et sur la Place de la Comédie. Selon les Montpelliérains, une "ambiance permanente de fête" règne en été sur la Comédie et l'Esplanade Charles de Gaulle. "Des spectacles partout, et ils sont fabuleux." Le plus en vogue : les "Estivales" du vendredi soir. "Pour moi, l'été commence le 14 juillet", explique un Monsieur, et une dame ajoute : "Montpellier en été ? C'est la vie." Micro-trottoir :
les étés de Montpellier 5 août 2011. . Le vin de la région, la nourriture d'ici et d'ailleurs, la musique du monde - tout cela mélangé avec beaucoup de convivialité et un peu d'artisanat plus ou moins local donne les Estivales de Montpellier, tous les vendredis d'été sur l'Esplanade Charles de Gaulles. Les Montpelliérains et leurs amis font la fête, et les vignerons leurs affaires. Bien que le visiteur "moyen" ne boive qu'à peu près deux verres par vendredi, il y a 7000 bouteilles qui se vident. Pour les fêtards, ce n'est pas la quantité qui compte, mais la qualité - et la dégustation. On découvre des vins et d'autres spécialités que, sans les Estivales, on n'aurait jamais vus. Et à la fin, on prend son verre des "Estivales 2011", l'amène chez soi, et les "anciens" l'ajoutent à leur collection...
Esplanade de Gaulle : Montpellier en fête 30 décembre 2010. . Encore, les Hivernales ne sont pas terminées, le marché de Noël est toujours sur place. Cependant, ce jour de Noël, tout est fermé - ou presque. Car un commerçant, un seul, reste fidèle aux Montpelliérains, leur vend des vins et chocolats chauds et discute culture avec ceux qui en ont envie. - Que les gens de Montpellier pensent-il de leurs Hivernales : a-t-on encore besoin d'un marché de Noël ? Et pour les commerçants, vaut-il encore la peine de venir ? - De toute manière, les Montpelliérains tiennent à leurs Hivernales. Mais peut-être faudrait-il "améliorer deux ou trois choses" ?
Les Montpelliérains et leur marché de Noël 15 juin 2010. . "La musique partout et le concert nulle part", était la phrase qui, prononcée en 1981 par Maurice Fleuret, symbolisait les débuts de la Fête de la Musique. Aujourd'hui, les Montpelliérains ne sont plus si heureux avec leur Fête de la Musique comme ils l'étaient encore il y a vingt ans. Le "jeune d'à côté" qui jouait son instrument au coin de sa rue a disparu et cédé sa place à des groupes officiels. Les amplis et baffles dominent les rues. Même la "loi" de la gratuité n'est plus en vigueur : certaines salles programment des concerts payants, "comme si la Fête de la Musique n'existait pas". Autre critique : la quantité d'alcool consumée la nuit de la Fête de la Musique. Toutefois, les Montpelliérains sont loin de vouloir renoncer à leur fête : "Le 21 juin appartient à la musique."
La musique à Montpellier